Statistiquement parlant, 85% des femmes accouchent avant le terme. Dans notre cas c'est le 23 Septembre 2017 la date à laquelle petite patate devrait être née, soit dans deux jours...et toujours rien.

On ne se remet jamais complètement d'une fausse couche, elle reste là dans un coin de notre cerveau, tapi, à attendre la grossesse suivante. Et quand elle survient enfin, c'est juste une torture mentale de tous les instants.

Après avoir vécu les 4 premiers mois à me demander chaque jour si bébé n'était pas déjà mort (jusqu'à ce que je sente ses coups),  j'ai passé les mois suivant dans la peur constante d'un accouchement prématuré pour ne m'apaiser qu'une fois la barre des 37 semaines passée.

Et maintenant, le stress revient. Parce que plus le termps passe, plus le risque que mon placenta vieillissant cesse de le nourrir augmente. Parce que l'espoir d'un accouchement naturel s'éloigne davantage chaque jour, moi qui souhaiterais que le jour de sa naissance soit une surprise, qu'elle se fasse sans péridurale, perfusions, instruments, sans trop de médicalisation finalement.

Aujourd'hui à 2 semaines de la date à laquelle notre petit monde s'est effondré l'année dernière et à 3 semaines de la journée mondial du deuil périnatal, j'ai peur.