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S'équiper pour bébé : vive l'occasion et le fait main !

Le 1 août 2018, 17:31 dans Maternité 0

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Je n'apprends rien à personne en disant que avoir un bébé, ça coûte un bras ! Mais, il y a toujours moyen de réduire la note avec quelques astuces. Lorsqu'il a fallu s'équiper pour accueillir notre petite fille, nous avons fait une descente chez plusieurs membres de notre famille dont ma belle-soeur, ma belle-mère, ma mère et deux cousines de Chaton ! C'est comme ça que nous avons récupéré :

  • Un couffin
  • Un lit à barreau
  • Un parc
  • Un transat
  • Une commode
  • Un coffre à jouet
  • Une chause haute
  • Un réhausseur de chaise
  • Une poussette canne
  • Un baby-phone
  • Une petite bibliothèque
  • Et tout un tas de jouets et livres

Pour ce qui est de la poussette, de la table à langer et de la baignoire bébé, nous sommes passés par une cousine de Chaton qui travaille dans une grande enseigne de puériculture et qui nous as fait profiter d'une liquidation d'un de ses magasins.

Puis, comme nous n'avons pas pu récupérer de vêtements, j'ai fait un tour dans un magasin associatif local qui vends des bodys, pyjamas et tenues pour enfants d'occasion de toutes tailles à prix mini afin de financer la construction d'écoles au Burkina Faso entre autres missions. J'ai moi-même cousu quelques articles pour ma petite chouquette (à voir iciici ou encore ), et belle-maman nous a confectionné des sorties de bains, bavoirs, débarbouillettes, nid d'ange, couverture patchwork et tapis de change.

Bref, ne jamais sous-estimer la solidarité familiale en cas de naissance.

Ce moment où j'ai voulu fuir de la maternité

Le 20 novembre 2017, 15:44 dans Maternité 0

Non, je n'ai pas voulu m'enfuir pour éviter l'accouchement quand les douleurs des contractions sont devenues insupportables mais bien plus tard alors que jusque là mon séjour à la maternité se passait bien.

Remettons nous dans le contexte. Je suis à J+3 de mon accouchement et ce vendredi matin la sage-femme et son élève viennent m'examiner pour notre sortie prévue demain matin. Tout va bien pour moi (même si je douille avec mes points de sutures) et on me dit que dès que la petite aura vu le pédiatre demain matin nous aurions le feu vert pour partir.

Sauf que, 1 heure plus tard, ma sage-femme et son élève reviennent pour me donner mes ordonnances et en sortant elles jetent un oeil à Charlie. C'est le début de 20 bonnes minutes de doutes, d'interrogations, de stress qui va se muer en pleurs mais surtout où je vais être, moi sa maman, totalement ignorée.

En passant devant le berceau de ma petite chouquette endormie, la sage femme remarque des mouvements, des petits soubresauts au niveau de ses mains. Au début elle ne dit rien, elle se contente de mettre son doigt dans la main de ma fille et la regarde longuement. Puis elle s'adresse à voix basse à son élève qui se rapproche et qui murmure à son tour avant de sortir. Je comprend qu'elle l'envoie chercher quelque chose puis elle sort à son tour.

Moins de 2 minutes plus tard, je les entends derrière la porte mais elles ne sont plus toutes seules. Une troisième femme rentre avec elles et ensemble elles encerclent le berceau et toujours en chuchotant entre elles, regardent longuement Charlie et ses petites mains qui sursautent. C'est une interne en pédiatrie qui les a rejoins et elle n'est pas très sûr de la conduite à tenir, elle préfère faire appel à sa responsable, tout le monde sort de la pièce.

Moi je ne sais toujours pas ce qu'il se trâme, on m'amène mon plateau repas et dans la foulée elles sont quatre à revenir dans la chambre. Même configuration, tout ce petit monde autour du berceau à murmurer, je comprends que la 4ème femme est pédiatre, elle demande plusieurs tests, la note d'apgar de Charlie à la naissance et moi pendant ce temps là je pleure.

Je pleure parce que j'ai compris grâce aux quelques mots que j'ai pu entendre de leur conversation qu'elles suspectent un problème neurologique, que ces petits sursauts leurs font penser à des convulsions. Et moi je n'ai envie que d'une chose, c'est de m'enfuir de la maternité ma fille sous le bras parce qu'il y a une heure elle était en pleine santé et que maintenant je pourrais la perdre.

Finalement, la pédiatre se rend compte que je suis en larmes et prend le temps de m'expliquer (enfin !) que oui parfois les trémulations du nourrissons peuvent être confondu avec des convulsions mais qu'il ne faut pas que je m'inquiète. Il valait mieux vérifier parce que l'épilepsie sur les bébés est très difficile à détecter mais que si ces petits sursauts ne se déclarent que dans son sommeil, non quand elle est éveillée, et qu'elle continue à être aussi tonique, je n'ai aucune crainte à avoir...mais quand même elle me donne un rendez-vous neurologique 15 jours plus tard.

Dans l'après midi, Charlie a eu le droit à un test de glycémie, de calcémie et de la jaunisse. Evidemment elle était dans la fourchette haute pour la jaunisse et elle a du refaire le test deux fois mais elle a échappé à la lampe UV et samedi après midi, nous avons pu ramener notre fille chez nous (victoire !).

Mon accouchement interminable

Le 16 novembre 2017, 21:47 dans Maternité 0

Lundi 25 Septembre 2017, soit 2 jours après ma date de terme prévue et le lendemain de mon décollement de membranes, je recommence à ressentir des contractions. Il est 14h et je ne me dis pas encore que le travail démarre puisqu'après tout, la veille, j'ai contracté de 15h à 23h. Mais quand même, j'ai de fortes présomptions sur la perte de mon buchon muqueux.

Vers 20h mes contractions sont régulières et à 22h30 espacées de 5 minutes. Je préviens Chaton, pas la peine de se coucher, c'est le moment. Je préfère restée un peu à la maison sur mon ballon et nous n'arrivons à la maternité qu'à 1h du matin.

Là bas, déception,  je ne suis qu'à 2 doigts, je me réconforte en me disant "allez à un doigt par heure à 10h elle sera là", c'est beau l'espoir...

Nous sommes 5 femmes à accoucher cette nuit, les sage-femmes sont débordées alors on est un peu laissé à l'abandon, le monitoring d'une demi heure dure 1 heure (et encore parce qu'on a appelé pour qu'on vienne me débrancher) et je suis basculée en salle de pré-travail.

A 5 h je demande à être examinée à nouveau (on a vu personne entre temps), j'ai mal mais j'ai encore de l'espoir. Verdict : 2 doigts large (grosse déception)  la sage femme m'indique quand même que le col est presque effacé totalement, le gros du boulot serait fait (mouai..)

Je prends mon mal en patience, je tente tout pour éviter la péridural, ballon, relaxation, suspension, douche chaude, gaz hilarant, le temps passe j'ai atteint ma douleur limite, je perds pieds, il est 11h30. Je redemande à être examinée, je ne suis qu'à 4 doigts.

Je m'effondre, Chaton et la sage femme me conseillent de la prendre la péridural, ce n'est pas un échec, j'ai bien travaillé, j'ai enduré mais le travail est long, elle me conseille de me laisser aller, je me relâche, je pleure, je hurle tellement la douleur est insoutenable, je suis complètement déconnectée de la réalité, je perds limite connaissance par moment. J'accepte d'un hochement de tête, on me bascule en salle de travail, on me prépare, je ne me rends plus compte de rien.

A 12h la péridurale est posée, je suis accrochée à la blouse de la sage-femme et l'assistant anesthésiste me répète à chaque contaction que cette fois ci c'est la dernière (4 fois). Forcément après ça va mieux. Vers 13h, je perds les eaux (enfin...) mais voilà je n'ai plus de contractions, on me perfuse de l'ocytocine, ça redémarre mais ça n'avance pas vite, on augmente la dose. On m'ausculte, ma fille n'est pas dans le bon sens, elle sort en position postérieur (d'où les douleurs insoutenables, on appelle ça accoucher par les reins, la sage femme tente une manipulation, elle se place en bonne position.

A 15h00 on m'examine, je suis à 5 (je ne regrette plus d'avoir pris la péridurale) mais surprise, ma fille s'en encore remise en position postérieure, nouvelle manipulation, elle se replace correctement (non mais !).

Il est 17h, on me réexamine, je suis à 7, on voit le bout, mais la péridurale commence à ne plus fonctionner du côté gauche. On me change de position, on me refait une injection qui ne fonctionne pas, puis une autre, jackpot ça marche !

A 17h45 c'est bon, le col est prêt, on s'installe, je dois poussée sauf que je ne sens strictement rien... pas facile de pousser vers le bas quand on est paralysée du ventre aux pieds. Le coeur de patate ralentit à chaque poussée, le travail a été long pour elle aussi. Après une demi heure de poussée, le gynécologue arrive, c'est le protocole. Il décide une extraction par ventouse !

Je me braque, j'attends qu'il me dise qu'il va devoir me faire une épisiotomie, mais non, il ne dit rien. Au final je termine avec une déchirure et trois beaux points de sutures (on y reviendra dans un futur article...).

18h34, notre petite fille Charlie est posée sur ma poitrine, elle est parfaite ! <3

 

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